Discussion:
fin de l'algerie française 21.07.1962
(trop ancien pour répondre)
UBUjean-jacques viala
2006-07-13 18:24:02 UTC
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21 juillet 1962:

Les disparus: Le 20 juillet 1962,l'opinion publique fut alertée sur ce
drame et Michel Goulé relatait dans Le Monde daté du 21, en gros
caractères, l'information suivante: "Les enlèvements d'Européens en
Algérie. La dispersion et l'impuissance des autorités locales
compromettent l'action de l'Association de sauvegarde. Elle se borne à
enregistrer les plaintes et à créer des dossiers." Et aussi: " Les
enlèvements continuent. La Croix-Rouge estime que les deux tiers des
enlevés sont vivants mais en général détenus dans des sortes de camps,
souvent ceux des anciennes SAS ou des postes militaires abandonnés."

Ainsi, reconnaissait-on que des enlèvements avaient lieu en Algérie. Et
qu'ils continuaient à la date du 20 juillet 1962. Quelques semaines plus
tard, Paris-Match (du 8 septembre 1962) ouvrit un dossier sur ces camps
de prisonniers et en cita quelques-uns, tels :

- le camp de Bois-Sacré situé à 1,5 km de Gouraya ;

- le camp de Sidi-Simiane situé à 15 km au sud de Fontaine-du-Génie ;

- le camp du douar Elidane situé à 15 km au sud-ouest d'Aumale ;

- les camps de Marceau, de Bousemane, de Dupleix, etc.

"Là, Européens et musulmans ayant servi la France sont internés, dans
des conditions atroces. Les femmes et les jeunes filles, européennes en
particulier, servent au plaisir des soldats de l'ALN avant d'être
achevées quand elles sont rendues à l'état de loques humaines", disait
en substance l'article. Et pour donner plus de poids à son enquête, ce
journal fit état de ce Français enlevé le 14 juillet dans les environs
de Marceau, puis transféré au camp de Bois-Sacré et exécuté après avoir
été des jours durant abominablement torturé dans les conditions
suivantes : " Ligoté à un arbre, les yeux crevés, émasculé, les mains et
les avant-bras coupés. Ce camp est connu des autorités françaises,
régulièrement repéré d'avion, d'où l'on peut voir Européens et musulmans
détenus installés dans des baraquements sur la plage. Les djounouds
(soldats de l'ALN) ont tous les droits sur ces prisonniers, notamment
sur les Européennes qui servent, comme ils disent, de filles de joie".

L'accusation était portée et elle était irréfutable. Alors, pourquoi
l'armée française - qui en avait encore les moyens - n'intervenait-elle
pas pour sauver ces malheureux ? Que faisait Fouchet, lui qui, quelques
semaines plus tôt, se portait garant de la protection des populations et
de la présence française ? Et pourtant ils étaient enfermés dans des
camps parfaitement localisés et connus des autorités, attendant dans la
souffrance et la déchéance une vaine délivrance. Certains furent
libérés, mais sur des initiatives individuelles d'officiers outrepassant
les ordres reçus et immédiatement sanctionnés. Parfois même, ces
morts-vivants étaient plongés dans leur univers concentrationnaire à
proximité des camps militaires. Que d'horribles, que d'épouvantables
hurlements ces militaires français ont-ils dû entendre chaque nuit, eux
qui étaient terrés dans leur caserne, l'arme au pied, attendant la
quille prochaine...

En vérité ils ne firent qu'appliquer à la lettre les strictes consignes
de non-intervention, données par le gouvernement français aux autorités
civiles et militaires. Et les cadres de l'armée, les consuls et
l'ambassadeur de France à Alger respectèrent ces ordres de ne pas
intervenir , abandonnant ceux qui n'étaient plus que des morts en
sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin
de la Seconde Guerre mondiale les officiers allemands qui ne s'étaient
pas opposés aux ordres de Hitler. Il n'y a pas d'exemple qu'un Etat ait
ainsi livré ses enfants au bourreau. Par conséquent, on peut affirmer
que depuis 1962, la plupart des hommes politiques {à l'exception de
quelques sénateurs dont il sera fait état plus loin) ont, à quelque
degré que ce soit, une responsabilité sur ce drame épouvantable. Tous
sont complices, ne serait-ce que par leur silence. Car tous
connaissaient l'issue de ces "honorables" accords d'Evian chers au
général-Président et le génocide tant de la population européenne que
des musulmans fidèles à la France qui s'ensuivit. Et pourtant, on ne
supprima pas 150000 personnes du jour au lendemain. .. Pendant que les
hommes politiques français continuaient sans vergogne à démentir
l'existence de camps de la mort lente, en Algérie cependant - notamment
dans le bled - chaque habitant était au courant des pratiques qui s'y
exerçaient.

On notera ce cas, abordé le 4 novembre 1963, devant le Senat par le
sénateur Dailly, en présence de De Broglie (qui restera de marbre) et
repris de concert par la presse : "Le 4 mars 1962, Guy Lanciano et
Daniel Falcone sont enlevés à Alger, dans le quartier du Ruisseau. Ils
subissent pendant quarante et un jours des tortures effroyables à la
villa Lung : on leur coupe le nez, les oreilles, on crève les yeux de
l'un, on matraque l'autre; il a perdu l'usage de la parole. L'aveugle
peut parler; celui qui voit ne parle plus." Ils seront libérés par un
commando de l'OAS et remis aux services médicaux de l'armée française à
l'hôpital Maillot. Leur état physique est tellement dégradé qu'on les
garde longtemps, trop longtemps, dans cet hôpital. Jusqu'au mois d'avril
1963, période à laquelle la Croix-Rouge avise les familles de leur
transfert à l'hôpital de Nancy par avion sanitaire. Jamais ces familles
ne les reverront ! Le sénateur DailIy interpelle De Broglie sur cette
disparition. Réponse du ministre: "L'affaire est sans doute compliquée:
il subsiste quelques points obscurs. Je fais actuellement poursuivre sur
le territoire national des recherches extrêmement poussées." Inutile de
préciser que ces recherches, si elles ont vraiment eu lieu, n'ont jamais
abouti.

En mars 1964, dans le Sud-Oranais, il existait un camp de concentration
où, quinze heures par jour, des détenus ramassaient l'alfa. Un jeune
garçon de 17 ans, prénommé Alain, avait été abattu parce qu'un soir, il
n'avait plus la force de regagner sa prison. Un autre de son âge l'avait
été parce qu'il ne voulait pas servir de "délassement" à ses gardiens.
Le même genre de camp existait près de Bou Saada, et à proximité de
Djelfa, tous deux dans la région de Médéa. Il n'y avait aucun secret
là-dessus et dans les douars, tout le monde parlait des "esclaves
chrétiens". Quant aux femmes françaises, elles servaient de distraction
en priorité aux officiers de l'ALN. Ensuite elles étaient acheminées
dans le Sud et livrées aux tribus nomades et aux djounouds. La plupart
d'entre elles devenaient folles... Certaines, les plus résistantes,
furent vendues à des trafiquants internationaux et acheminées vers le
Maroc ou le Congo ex-belge, voire vers l'Amérique du Sud. La plupart de
ces femmes étaient tatouées, parfois mutilées. Nombreuses furent celles
qui eurent des enfants nés des oeuvres de leurs geôliers. Aujourd'hui
ces enfants sont vivants. Et musulmans. Ils ont été élevés dans des
familles musulmanes et ignorent tout de leur origine.

Il y eut, par miracle, quelques rescapées. Le premier cas concerne une
jeune infirmière lyonnaise, Marinette B..., dont le chemin de croix a
été relaté par le quotidien Le Méridional, le 4 novembre 1963. Le second
cas est plus pitoyable. Cette femme est aussi revenue de l'enfer. Mais
dans quel état! C'est l'hebdomadaire Aux Ecoutes du 22 novembre 1963 qui
a publié sa terrible odyssée. Trois jours avant la parution de cet
article, le sénateur Dailly avait fait le même récit. Celui-ci est
relaté dans le Journal officiel du 19 novembre 1963 (page 2561).

Pour clore ce douloureux et révoltant chapitre, citons également ce
témoignage paru dans l'hebdomadaire Carrefour du 27 novembre 1963 sous
la signature de R. Langlois: "Il y a encore en Algérie plusieurs
dizaines de Françaises portées disparues, mais encore vivantes - on
parle même de 100 - qui ont été enfermées dans des maisons closes... On
signale que parmi ces malheureuses une quarantaine, pour la plupart
femmes d'officiers ou de sous-officiers, seraient devenues folles."
Courant 1962, M. de Leusse, alors ministre des Affaires algériennes,
répondit ceci à un parent de disparu venu lui demander si l'on pouvait
compter pour les recherches sur les Services de renseignements français
: "Non seulement la France a donné ses services et ses moyens de
renseignements aux Algériens, mais elle a donné aussi tous ses
renseignements." Et De Broglie envoyait pendant ce temps aux familles de
disparus de belles lettres en les priant de considérer leurs parents
comme morts. .. Pourtant certains journaux courageux essayèrent à cette
époque, sans résultat, d'alerter l'opinion publique. C'est ainsi que
L'Aurore du 27 avril 1964 affirmait que quelques semaines plus tôt, "un
millier d'hommes et de femmes vivaient encore dans des camps de travaux
forcés, dans les mines ou dans les maisons de prostitution. (...) A
l'intérieur d'un camp militaire, près de M'Sila, on a vu, cernés de
barbelés, des garçons vêtus de beige, qui n'étaient sûrement pas
arabes".

Pour preuve de la responsabilité et de la complicité de l'Etat français
dans ce génocide, un message téléphoné secret, reçu le 16 juin 1964 par
le préfet de la Moselle, vint corroborer ce qu'affirmaient les journaux
à cette époque. Une mission parlementaire UNR, effectuée en Algérie dans
la seconde quinzaine du mois de mai précédent, avait constaté
qu'existaient des prisons et des camps où étaient détenus des Européens.
Et que d'autres travaillaient dans les mines de sel. Aux membres de la
mission qui demandaient à l'ambassadeur de France à Alger les raisons
pour lesquelles il ne réagissait pas, il fut seulement répondu que les
prisonniers étaient très sérieusement isolés et, sous-entendu, que l'on
ne pouvait donc rien faire... Cette connivence, cette complicité, cette
démobilisation s'est illustrée à tous les échelons et dans tous les
secteurs. C'est ainsi que la Croix-Rouge internationale elle-même a
failli à sa mission et à son devoir le plus élémentaire qui était celui
d'arracher les victimes des griffes des bourreaux. Que l'on se souvienne
de cette mère, en proie à la plus terrifiante détresse qui soit, celle
de savoir ses deux fils entre le mains des écorcheurs. Allant s'adresser
en désespoir de cause aux délégués de la Croix-Rouge chargés d'enquêter
à Orléansville sur les enlèvements, elle trouva ces vertueux
fonctionnaires à la piscine. Quelle fut leur réponse à l'au-secours que
venait leur crier cette malheureuse mère?" .Mais tournez la page,
madame. Ils sont tous morts!" Et comme elle se refusait à "tourner la
page" , ils lui répondirent qu'ils ne tenaient pas à être enlevés à leur
tour au cours d'éventuelles enquêtes dans les repaires des fellaghas.

Depuis quarante ans, tous les gouvernements français successifs ont
éludé le sort des disparus de 1962. La Croix-Rouge internationale,
elle-même, ne peut donner, aujourd'hui encore, aux familles de disparus
le moindre renseignement sur les dossiers qu'elle a constitués en raison
d'un accord franco-algérien qui lui interdit toute divulgation sur ces
sujets. Cette obligation, décision des gouvernements français et
algérien, a été publiée au Journal officiel de la République française
le 7 mai 1963. Et se trouve toujours être en vigueur aujourd'hui.
(depuis l'écriture de ce texte,en 2001, le rapport a été rendu public en
2003, on le lira ICI) Cette même année, pourtant, lors de débats à
l'Assemblée nationale sur les disparitions de ressortissants français,
et alors que les témoignages les plus atroces provenaient des camps de
la mort lente, De Broglie avait eu le cynisme de déclarer : "Aujourd'hui
l'aspect humain s'efface, et il ne reste qu'une coopération entre
Etats."

Certains vécurent des années durant dans leur univers
Concentrationnaire. C'est ainsi que, le 26 janvier 1971, le président
algérien Boumedienne déclarait: "A Paris, on semble ignorer que nous
détenons un grand nombre d'otages français. Quand il faudra, nous en
communiquerons la liste à la presse, d'où une émotion considérable en
France. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y
mettre le prix..." Le couple d'enseignants Allard, de Bruyère-le-Châtel
{Essonne) d'abord pro-FLN puis expulsé d'algérie au cours du deuxième
trimestre de 1971, révélera qu'environ 750 disparus européens ont été
vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits
de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972, quelques-uns de ces
hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la
rocade sud, avec la main droite coupée.

Le 24 avril 1982, un hebdomadaire publiait les révélations de
Poniatowski qui affirmait qu'en 1975 (il était alors ministre de
l'intérieur), il y avait encore des centaines de captifs en Algérie. Ce
jour-là, nous fîmes connaissance avec l'incroyable, l'impossible,
l'inimaginable. En première page, on pouvait lire: "Exclusif : les
photos des Français détenus sans raison prisonniers en Algérie depuis
vingt ans. Un vrai camp de concentration installé du côté de
Tizi-Ouzou." Au total 15 photos sous lesquelles figuraient les noms et
prénoms des "disparus". L'une d'elles nous apprenait ainsi que le
gardien de la paix, Pelliser Jean-Claude, enlevé le 16 mai 1962 à
Maison-Blanche, Alger, dans l'exercice de ses fonctions, était toujours
en vie. Mais le scandale - vite étouffé par le gouvernement, relayé en
cela par les médias, éclata quand l'ASFED (Association pour la
sauvegarde des familles et enfants de disparus) reçut d'un délégué de la
Croix-Rouge internationale, le 15 novembre 1986, un télégramme signé
P.A. Conod et rédigé comme suit: "Confidentiellement, je puis vous dire
que selon nos dernières enquêtes et des sources sûres marocaines, il y a
bien 500 à 700 Français retenus captifs en Algérie."

" Il y a bien" : c'est le présent qui est employé et non le
conditionnel. Cette révélation fit l'effet d'une bombe. Et elle éclata
sous les pieds de ce fonctionnaire qui fut aussitôt muté à Hanoi.
Aussitôt les contacts furent multipliés et les ministres intéressés
interpellés par quelques députés. Tous nièrent l'existence de survivants
y compris le Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac, qui résuma la
situation en ces termes: "Aucun élément ne permet aujourd'hui d'affirmer
que certains de nos compatriotes demeureraient en vie ou, a fortiori,
seraient encore détenus en Algérie." Et Chirac de "déplorer et
s'indigner de la diffusion et de la publicité de telles contrevérités
sur ce sujet" .

Le 24 novembre 1963, date de la principale et dernière intervention
majeure de représentants du peuple en faveur des disparus d'Algérie, le
sénateur Guy Petit déclarait à De Broglie: "Concernant les disparus, on
est venu nous dire qu'il y avait eu des arrestations arbitraires car si
elles n'avaient pas été arbitraires, on ne serait pas intervenu. Nous
avons fait des démarches, des démarches comme un quémandeur alors que ce
sont les contribuables français qui tiennent à bout de bras, grâce à
vous, le budget de l'Algérie. On n'est une grande puissance, on n'est un
grand pays que, lorsque avant tous les chants de gloriole, on a le
respect de soi-même, la volonté de défendre ses nationaux par tous les
moyens. Cette volonté, vous l'avez abandonnée pour faire des démarches
d'antichambre (...). Je vous dis que tout cela est absolument indigne de
la France et puisque ce sont les circonstances atténuantes que vous
venez plaider ici, personnellement je vous les refuse pour l'honneur de
notre pays."

Il y a quarante ans que le gouvernement était ainsi interpellé en la
personne de De Broglie qui devait finir le nez dans le ruisseau.
Quarante ans que ces martyrs innocents ont été ravis à l'amour des leurs
dans le seul but d'alimenter une arithmétique de la terreur. Pauvres
êtres torturés! Leurs cris déchirants seront restés vains durant toutes
ces années, mais ces plaintes ne sont pas perdues. Quelque part dans les
cieux elles ont été enregistrées indélébilement et le jour du jugement
dernier, elles se feront de nouveau entendre... Au regard de ces
tragiques événements, un constat s'impose. Les Français, dans leur
ensemble, auraient pu, s'ils l'avaient voulu, être au courant de ce
drame humain.

Descartes soutenait que pour atteindre à la vérité, il fallait une fois
dans sa vie se défaire de toutes les opinions que l'on avait reçues et
reconstruire de nouveau et dès le fondement, tous les systèmes de ses
connaissances. Et Georges Bataille écrivait à ce sujet: "La vérité je
crois n'a qu'un visage: celui d'un démenti violent." Il nous faut donc à
tout prix rompre le silence de nos gouvernants. il ne faut pas que
l'oubli retombe sur le génocide de notre peuple. C'est à nous tous de
réclamer que la lumière soit faite sur ces tragédies et de dénoncer ceux
qui manquèrent si gravement à leur devoir. Ceux-là, l'histoire les
ensevelira sans jamais leur pardonner. Et si lourde, si dure soit-elle,
la Vérité nous est due. Nous avons le droit, nous avons le devoir de la
demander inlassablement et nous la demandons. Tout simplement, au nom de
l'Amour.

José Castano

Le drame des disparus a été fidèlement raconté dans un ouvrage intitulé
"Afin que nul n'oublie" que l'on peut se procurer chez l'auteur : José
Castano, Parc Méditerranée, 34470 Pérols (18 euros + 2,50 euros de
port).
--
UBU
La politique consiste avant tout à résoudre des problèmes
qui ne se posent pas, tout en muselant les gens qui, eux,
posent les véritable questions.

Attribué à Leon Blum. D'autres disent Queuille.
Old Flanker
2006-07-13 21:41:29 UTC
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Vacheries d'Algériens, quand va t'on leur présenter la facture, à eux mais
aussi aux dhimmis qui ont fermé les yeux sur ces exactions.

Et aprés on pleure quand un étât couillu comme Israêl ne se laisse pas faire
lorsqu'il se fait enlever des militaires, nos dirigeants eux de leur côté
ont carrément fermé leur gueule devant de pareilles exactions.
TheTruthInThe World
2006-07-13 23:00:54 UTC
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Post by UBUjean-jacques viala
"Là, Européens et musulmans ayant servi la France sont internés, dans
des conditions atroces. Les femmes et les jeunes filles, européennes en
particulier, servent au plaisir des soldats de l'ALN avant d'être
achevées quand elles sont rendues à l'état de loques humaines", disait
en substance l'article. Et pour donner plus de poids à son enquête, ce
journal fit état de ce Français enlevé le 14 juillet dans les environs
de Marceau, puis transféré au camp de Bois-Sacré et exécuté après avoir
été des jours durant abominablement torturé dans les conditions
Ça frise la folie chez vous. C'est du n'importe quoi. Après les 3000
morts du 5 juillet 1962 dont aucun livre d'histoire ne parle (et pour
cause!), vous venez nous racontez votre propagande à la Goebbels.
Post by UBUjean-jacques viala
suivantes : " Ligoté à un arbre, les yeux crevés, émasculé, les mains et
les avant-bras coupés. Ce camp est connu des autorités françaises,
régulièrement repéré d'avion, d'où l'on peut voir Européens et musulmans
détenus installés dans des baraquements sur la plage. Les djounouds
(soldats de l'ALN) ont tous les droits sur ces prisonniers, notamment
sur les Européennes qui servent, comme ils disent, de filles de joie".
Ah bon! Et les troupes françaises encore présente ont laissé faire
ce massacre et laissé commettre ces viols. C'est du dé-li-re!
Post by UBUjean-jacques viala
L'accusation était portée et elle était irréfutable. Alors, pourquoi
l'armée française - qui en avait encore les moyens - n'intervenait-elle
pas pour sauver ces malheureux ? Que faisait Fouchet, lui qui, quelques
Parce que tout simplement c'est de la foutaise...L'armée n'est pas
intervenue car tout ce que vous racontez c'est de la blague.
Post by UBUjean-jacques viala
semaines plus tôt, se portait garant de la protection des populations et
de la présence française ? Et pourtant ils étaient enfermés dans des
camps parfaitement localisés et connus des autorités, attendant dans la
souffrance et la déchéance une vaine délivrance. Certains furent
libérés, mais sur des initiatives individuelles d'officiers outrepassant
les ordres reçus et immédiatement sanctionnés. Parfois même, ces
morts-vivants étaient plongés dans leur univers concentrationnaire à
proximité des camps militaires. Que d'horribles, que d'épouvantables
hurlements ces militaires français ont-ils dû entendre chaque nuit, eux
qui étaient terrés dans leur caserne, l'arme au pied, attendant la
quille prochaine...
Il n'y a que vous pour croire à ces conneries (Comme votre maître
Goebbels)
Post by UBUjean-jacques viala
En vérité ils ne firent qu'appliquer à la lettre les strictes consignes
de non-intervention, données par le gouvernement français aux autorités
civiles et militaires. Et les cadres de l'armée, les consuls et
l'ambassadeur de France à Alger respectèrent ces ordres de ne pas
intervenir , abandonnant ceux qui n'étaient plus que des morts en
sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin
de la Seconde Guerre mondiale les officiers allemands qui ne s'étaient
pas opposés aux ordres de Hitler. Il n'y a pas d'exemple qu'un Etat ait
ainsi livré ses enfants au bourreau. Par conséquent, on peut affirmer
Arrêtez vous vous ridiculisez. Ça me donne envie de rire vos
idioties...
Post by UBUjean-jacques viala
que depuis 1962, la plupart des hommes politiques {à l'exception de
quelques sénateurs dont il sera fait état plus loin) ont, à quelque
degré que ce soit, une responsabilité sur ce drame épouvantable. Tous
sont complices, ne serait-ce que par leur silence. Car tous
connaissaient l'issue de ces "honorables" accords d'Evian chers au
général-Président et le génocide tant de la population européenne que
des musulmans fidèles à la France qui s'ensuivit. Et pourtant, on ne
supprima pas 150000 personnes du jour au lendemain. .. Pendant que les
hommes politiques français continuaient sans vergogne à démentir
l'existence de camps de la mort lente, en Algérie cependant - notamment
dans le bled - chaque habitant était au courant des pratiques qui s'y
exerçaient.
Les seuls qui étaient internés, c'étaient les malheureux harkis
livrés par la France après les avoir trahis. Ça je peux vous le
confirmer.
Post by UBUjean-jacques viala
En mars 1964, dans le Sud-Oranais, il existait un camp de concentration
où, quinze heures par jour, des détenus ramassaient l'alfa. Un jeune
garçon de 17 ans, prénommé Alain, avait été abattu parce qu'un soir, il
n'avait plus la force de regagner sa prison. Un autre de son âge l'avait
été parce qu'il ne voulait pas servir de "délassement" à ses gardiens.
Le même genre de camp existait près de Bou Saada, et à proximité de
Djelfa, tous deux dans la région de Médéa. Il n'y avait aucun secret
là-dessus et dans les douars, tout le monde parlait des "esclaves
chrétiens". Quant aux femmes françaises, elles servaient de distraction
en priorité aux officiers de l'ALN.
HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

Excusez-moi mais là c'est trop....


HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!



Ensuite elles étaient acheminées
Post by UBUjean-jacques viala
dans le Sud et livrées aux tribus nomades et aux djounouds. La plupart
d'entre elles devenaient folles... Certaines, les plus résistantes,
furent vendues à des trafiquants internationaux et acheminées vers le
Maroc ou le Congo ex-belge, voire vers l'Amérique du Sud. La plupart de
ces femmes étaient tatouées, parfois mutilées. Nombreuses furent celles
qui eurent des enfants nés des oeuvres de leurs geôliers. Aujourd'hui
ces enfants sont vivants. Et musulmans. Ils ont été élevés dans des
familles musulmanes et ignorent tout de leur origine.
HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

On dirait un mauvais album de Tintin : Tintin et la traîte des
Blanches d'Algérie...

HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!
Post by UBUjean-jacques viala
Certains vécurent des années durant dans leur univers
Concentrationnaire. C'est ainsi que, le 26 janvier 1971, le président
algérien Boumedienne déclarait: "A Paris, on semble ignorer que nous
détenons un grand nombre d'otages français. Quand il faudra, nous en
communiquerons la liste à la presse, d'où une émotion considérable en
France. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y
mettre le prix..." Le couple d'enseignants Allard, de Bruyère-le-Châtel
{Essonne) d'abord pro-FLN puis expulsé d'algérie au cours du deuxième
trimestre de 1971, révélera qu'environ 750 disparus européens ont été
vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits
de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972, quelques-uns de ces
hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la
rocade sud, avec la main droite coupée.
HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!HA!

Du délire de fou.

Giscard est venu à Alger en 1975. Je ne peux pas imaginer une seconde
que le président français accepte de visiter un pays où il y aurait
encore des milliers de Français emprisonnés dans de prétendues
geôles du FLN.


Bref. C'est comme à votre habitude. Du délire d'un colonialiste
aigri. Mais je vous remercie quand même. Car vous me faites biens
marrer. Ce n'est plus fr.soc.histoire ici mais fr.soc.histoire-drôle
mais si ça continue ce sera fr.soc.propagande-pathétique.
Bongor
2006-07-14 04:44:34 UTC
Permalink
Post by TheTruthInThe World
Post by UBUjean-jacques viala
"Là, Européens et musulmans ayant servi la France sont internés, dans
des conditions atroces. Les femmes et les jeunes filles, européennes
en particulier, servent au plaisir des soldats de l'ALN avant d'être
achevées quand elles sont rendues à l'état de loques humaines",
disait en substance l'article. Et pour donner plus de poids à son
enquête, ce journal fit état de ce Français enlevé le 14 juillet
dans les environs de Marceau, puis transféré au camp de Bois-Sacré
et exécuté après avoir été des jours durant abominablement torturé
dans les conditions
Ça frise la folie chez vous. C'est du n'importe quoi. Après les 3000
morts du 5 juillet 1962 dont aucun livre d'histoire ne parle (et pour
cause!), vous venez nous racontez votre propagande à la Goebbels.
Tes livres d'histoire n'en parlent pas - et pour cause, ajoutes-tu -. La
cause n'est pourtant pas celle que tu prétends nous faire admettre, mais
dans le fait que l'histoire officielle que tu connais (la seule apparemment)
n'était pas bien présentable... Un régime assis dans l'horreur et le sang (y
compris celui de ses propres citoyens), ayant tiré toutes les ficelles de la
corruption et de la démagogie, et dont le dirigeant, tout anti-français
qu'il soit, vient néanmoins se faire soigner "fabor" au Val de Grace...
L'argent et le pouvoir n'ont, décidement, pas d'odeur.
TheTruthInThe World
2006-07-14 12:34:07 UTC
Permalink
Complètement hors-sujet

00/20
Post by Bongor
Post by TheTruthInThe World
Post by UBUjean-jacques viala
"Là, Européens et musulmans ayant servi la France sont internés, dans
des conditions atroces. Les femmes et les jeunes filles, européennes
en particulier, servent au plaisir des soldats de l'ALN avant d'être
achevées quand elles sont rendues à l'état de loques humaines",
disait en substance l'article. Et pour donner plus de poids à son
enquête, ce journal fit état de ce Français enlevé le 14 juillet
dans les environs de Marceau, puis transféré au camp de Bois-Sacré
et exécuté après avoir été des jours durant abominablement torturé
dans les conditions
Ça frise la folie chez vous. C'est du n'importe quoi. Après les 3000
morts du 5 juillet 1962 dont aucun livre d'histoire ne parle (et pour
cause!), vous venez nous racontez votre propagande à la Goebbels.
Tes livres d'histoire n'en parlent pas - et pour cause, ajoutes-tu -. La
cause n'est pourtant pas celle que tu prétends nous faire admettre, mais
dans le fait que l'histoire officielle que tu connais (la seule apparemment)
n'était pas bien présentable... Un régime assis dans l'horreur et le sang (y
compris celui de ses propres citoyens), ayant tiré toutes les ficelles de la
corruption et de la démagogie, et dont le dirigeant, tout anti-français
qu'il soit, vient néanmoins se faire soigner "fabor" au Val de Grace...
L'argent et le pouvoir n'ont, décidement, pas d'odeur.
Bongor
2006-07-14 16:01:04 UTC
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Post by TheTruthInThe World
Complètement hors-sujet
00/20
La sous-merde se permet de noter?
julien vancraenbroeck
2006-07-15 08:39:02 UTC
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Post by Bongor
Post by TheTruthInThe World
Complètement hors-sujet
00/20
La sous-merde se permet de noter?
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Des insultes ?! Attention : vous risquez le coup de boule ! :-D
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