Discussion:
Quelques articles pour faire le point sur Allende
(trop ancien pour répondre)
abourick
2010-01-10 17:48:35 UTC
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Merci à Victor Farias dont l'inlassable travail d'investigation a permis
de débusquer le lièvre. Car, comme nous le verrons dans les textes qui
suivent, Allende fut payé par l'ambassade nazie entre 1938 et 1941 en
tant que membre du gouvernement de Frente Popular. Nous verrons
également qu'il fut un agent du KGB et qu'il fut assassiné par ses
gardes du corps cubain. Triste fin pour une ordure hitléro-marxiste. Et
gloire au Libertador du Chili, le très Auguste Pinochet !

¡ Gloria a ti Augusto Pinochet Libertador de Chile !



http://www.voxnr.com/cc/d_amerique_latine/EEklpuZAkAvWquMBIv.shtml

Salvador Allende, premier bilan d'un scandale étouffé
Arnaud Imatz
Histoire :: Amérique latine
Peut-on démystifier une personnalité politique mondialement célèbre,
respectée, parfois adulée? Existe-t-il des figures historiques
intouchables, dont "la mémoire ne doit pas être salie", même lorsque
celles-ci ont défendu dans leur jeunesse des théories discutables ou
tenu des propos extrémistes que le prêt à penser médiatique et la grande
majorité de l'opinion publique considérent aujourd'hui, non sans de
solides raisons, comme excessifs, indignes ou relevant de la délinquance
et de la criminalité? L'histoire contemporaine abonde en biographies
déconcertantes que l'historien sérieux a le devoir d'affronter
honnêtement sans jamais éluder les aspects les plus troublants ou
controversés. Le passé eugéniste (1) de l'ex-président du Chili,
Salvador Allende, constitue sans aucun doute à cet égard un cas
embarrassant. Analysons les faits!

"Les Juifs se caractérisent par des formes déterminées de délits:
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...]. Ces
faits font soupçonner que la race influe sur la délinquance". "[...] les
gitans constituent habituellement des groupements délictueux ou la
paresse, la fureur et la vanité prédominent. Parmi eux, les homicides
sont plus nombreux". Quant aux "arabes", "il y a quelques tribus
honnêtes et laborieuses mais les plus nombreuses sont aventurières,
imprévoyantes, oisives et portées aux larcins".

Mais quel est donc l'auteur de ce tissu d'inepties? Le chef des
jeunesses hitlériennes Baldur von Schirach? Un quelconque raciste obscur
et excité? Eh bien non! Selon le professeur Victor Farías tous ces
propos ont été proférés dans sa jeunesse par l'icône tant admirée de la
gauche marxiste à "visage humain": le Dr. Salvador Allende.

À l'époque du gouvernement d'Unité Populaire chilienne (1970-1973), le
célèbre "chasseur de nazi", Simon Wiesenthal, s'était vu refuser
l'extradition ou l'expulsion de l'ex SS-Standartenführer, Walther Rauff,
accusé d'être responsable de l'assassinat de près de 100 000 Juifs.
Convaincu que le Président de l'époque, Salvador Allende, avait
délibérément protégé le responsable nazi, Wiesenthal devait inviter
quelques années plus tard son ami Victor Farías à enquéter sur le
véritable passé de l'auteur du refus. Professeur de Philosophie à
l'Université Libre de Berlin, le chilien Farías n'est pas un inconnu du
public. On se souvient de l'écho médiatique considérable qu'eut son
livre sur Heidegger et le nazisme (Verdier, 1987).

Amateur de controverses et de polémiques acerbes, Farías récidive
aujourd'hui. Après avoir éreinté le philosophe d'une certaine "droite
radicale" ou extrême, voici venu le tour du politicien progressiste,
martyr, incarnation du révolutionnaire socialiste-marxiste. Son livre
Salvador Allende: contre les Juifs, les homosexuels et les utres
"dégénérés", publié simultanément au Chili et en Espagne (mars et mai
2005), et qui doit paraître prochainement en France, sous le titre La
face cachée d'Allende: antisémitisme et eugénisme (Jacques Grancher,
février 2006), constitue un véritable réquisitoire (2). Les griefs
accumulés ne relèvent pas de la peccadille.

Salvador Allende obtient son doctorat en médecine grâce à une thèse au
titre évocateur: Hygiène mentale et délinquance. Dès l'introduction, le
ton est donné. On y lit : "Les lois de l'euthanasie et de l'eugénisme
ont remplacé la Roche Tarpéienne, et leurs dispositions protégent
l'individu, contre lui-même et seulement dans un but social ". Nous
avons déjà cité l'opinion qu'il avait des Juifs, Gitans et Arabes, voici
quelques autres extraits non moins édifiants: "[...] l'individu
représente l'unité de la race"[...] "le milieu et le climat influent
notablement sur les glandes de sécrétion interne, donnant aux individus
qui habitent des régions aux climats semblables des caractéristiques qui
les rendent très différents des êtres vivant sur d'autres
territoires[...] Ainsi, par exemple, les italiens du sud, en particulier
ceux de Sicile, à l'inverse de ceux du nord, et également les espagnols,
sont portés aux crimes passionnels, de type barbare et primitif, et sont
émotionnellement irresponsables parce que la mer et la chaleur stimulent
l'activité thyroïdienne". Quant à l'homosexualité, "elle est un trouble
endoctrinosexuel et l'homosexuel organique est un malade qui doit
mériter la considération en tant que tel". Enfin, le révolutionnaire
"est un individu en apparence normale qui, en réalité, lorsqu'on
l'étudie, démontre qu'il appartient à un groupe déterminé de dérangés
mentaux". Et la révolution ne serait qu'"un délit collectif pathologique".

Un ramas de stupidités à mettre sur le compte d'un "péché de jeunesse",
dira-t-on, mais les faits ne s'arrêtent pas là. Les thèmes défendus dans
cette malheureuse thèse de 1933 sont ensuite repris par le Dr. Allende,
entre 1939 et 1941, lorsqu'il occupe le portefeuille de ministre de la
Salubrité nationale dans le gouvernement du Front Populaire. Il est
alors en contact direct avec les membres de l'Institut National pour la
défense de la race et de l'aménagement du temps libre, une institution
publique que vient à peine de créer le Président du Chili Pedro Aguirre
Cerdas. Allende thématise longuement le déterminisme biologique de la
criminalité et de la délinquance. Il le fait dans un livre La réalité
médico-sociale chilienne (1939) où il affirme que le programme du
gouvernement vise à "rendre à la race, au peuple travailleur, sa
vitalité physique, ses qualités de virilité et de santé qui furent hier
des caractéristiques remarquables, à renouer avec la capacité
physiologique du peuple fort". Mais il le fait aussi dans diverses
revues spécialisées dont le Bulletin médico-social de la Caisse
d'assurance obligatoire (janv.-fév. 1940). On peut y lire par exemple:
"Il faut mettre à l'épreuve la vitalité de l'organisme national et la
capacité des masses populaires, afin de revendiquer les qualités de la
race et le droit à la vie en tant que peuple". En d'autres termes, selon
Allende, les "masses", en tant que classe sociale exploitée et l'unité
biologico-raciale du peuple peuvent et doivent faire bon ménage...

Mais il y a plus, Ministre de la Salubrité, il se charge de présenter un
projet de Loi de stérilisation des aliénés en conformité avec les
principes eugénistes qu'il défend depuis des années. Il en confie
l'élaboration à des scientifiques de confiance et fait appel en
particulier à deux autorités chiliennes en matière d'eugénisme,
ouvertement racistes, les docteurs Eduardo Brücher et Hans Bertzhold.
Les racistes de l'époque rendent alors hommage à "l'heureuse initiative
que l'on doit au ministre de la Salubrité nationale le Dr. Salvador
Allende". Farías reproduit l'intégralité du texte du projet de Loi de
stérilisation des aliénés (daté du 11 novembre 1939 et publié dans la
revue officielle de l'Association médicale du Chili) et ne manque pas de
le comparer à la Loi sur la protection de la descendance contre les
maladies héréditaires promulguée, en 1933, par le ministère de la santé
nazi. Les analogies, les ressemblances sont frappantes: quasiment les
mêmes maladies se retrouvent incluses dans les deux textes. Les
différences sont mineures: la loi nazi se réfère aux "maladies
héréditaires", le projet de loi chilien parle de "maladies mentales".
Deux dissemblances peuvent toutefois être notées: la loi nazi ajoute à
sa liste la surdité et la cécité héréditaires alors que le projet du
ministre du gouvernement du Front Populaire chilien ajoute à la sienne
"l'alcoolisme chronique". Ce projet de Loi de stérilisation, défendu par
Allende, ne sera finalement retiré qu'en raison de l'opposition
déterminée de la Société de Neurologie, Psychiatrie et Médecine Légale
du Chili.

Farías, qui est aussi l'auteur de travaux sur Les nazis au Chili
(Barcelone, 2000) et La gauche chilienne: 1969-1973 (Santiago du Chili,
2000), connaît bien son sujet. Impitoyable, il ne manque pas de rappeler
au passage que le fondateur du Parti socialiste chilien, Mamaduke Grove,
était régulièrement "payé" par le Ministère des Affaires Etrangères nazi
et que les ministres socialistes du gouvernement du Front Populaire
étaient également directement "soudoyés" par l'ambassade nazi de
Santiago. Enfin, dernier coup porté à l'image idyllique du combattant
socialiste: Farías évoque sans détours les liens d'Allende avec le grand
capital. En 1956, Allende n'était-il pas actionnaire et directeur
général de l'une des plus grandes sociétés anonymes du Chili, la Société
Pelegrino Cariola?

On regrettera que Farías ne sache pas toujours éviter l'écueil de
l'amalgame, de l'exagération et de la provocation. Le Dr. Allende
défendait l'eugénisme et les progrés de la génétique à une époque ou il
avait entre vingt-cinq et trente-trois ans. Soit! Mais considérait-il
pour autant que le facteur racial joue un rôle déterminant, primordial,
dans l'évolution des sociétés humaines et qu'il existe des groupes
humains objectivement supérieurs ou inférieurs? Était-il partisan du
racisme biologique et de l'antisémitisme le plus extrême à l'instar des
nazis? A ce compte, on pourrait tout aussi bien traiter de racistes
nazis les leaders du parti socialiste suédois pour s'être fait les
avocats de l'eugénisme jusque dans les années quarante, voire ceux du
parti communiste américain pour l'avoir défendu dans leurs programmes
jusqu'après la deuxième guerre mondiale. En suivant cette loi de
contamination, on finirait par dire que le gouvernement des Etats-Unis
fut raciste parce que les théoriciens allemands de la race, comme
Günther, témoignèrent que la loi national-socialiste contre les maladies
héréditaires fut établie en prenant pour exemple la législation
américaine en la matière.

Les plus cyniques n'ont pas manqué de souligner qu'au regard du rôle
politico-historique d'Allende les découvertes de Farías seraient
dépouvues d'intérêt. Elles ne démontreraient rien, sinon que
l'ex-Président, comme tant d'autres, aurait suivi la mode de sa jeunesse
et qu'il aurait été en quelque sorte un simple écho de la "voix du
peuple chilien" des années trente. Exit donc, dans ce cas particulier,
le devoir de mémoire et de transparence puisqu'ils ne peut être
instrumentalisé au profit du saint laïque de l'extrême gauche chilienne.
Sans remonter aux calendes grecques, on se souvient que bien des figures
politiques françaises, de droite comme de gauche, auraient aimé
bénéficier d'une semblable indulgence de la part de leurs adversaires.
Fallait-il donc taire le passé vichyste et la francisque de François
Mitterrand, la jeunesse nationaliste de Chevénement, Longuet, Madelin et
Devedjian, l'ex-gauchisme de Kouchner, l'activisme soixante-huitard de
tant de personnalités politiques, ou encore le trotskysme de maturité du
premier ministre Jospin? On conçoit que la réponse des politiques puisse
varier selon les personnalités mises en cause mais l'historien sérieux
et honnête peut-il se plier aux diktats de quelques censeurs et refuser
le débat sans perdre toute crédibilité? Il est bon de vouloir tirer des
leçons des événements mais pour y parvenir encore faut-il ne pas les
censurer! Or, peu nous importent les intentions déclarées, cachées ou
supposées de Farías, seule compte la réalité des faits qu'il relate.

Qui était donc le véritable Salvador Allende? Le moins que l'on puisse
dire: un homme ambigu, complexe et controversé. Cela étant, si les
interprétations et les jugements de Farías sont parfois discutables, les
faits qu'il relate, les documents qu'il exhume, semblent irréfutables. A
preuve la réponse embarrassée de la Fondation Salvador Allende qui se
limite à des invectives, insultes et critiques d'ordre méthodologique
sans remettre vraiment en cause la vérité des textes cités. Selon elle,
Allende ne ferait que se référer à des auteurs alors réputés, et il ne
reprendrait pas leurs opinions à son compte. Faux! On ne saurait trop
recommander à ceux qui savent l'espagnol de lire la thèse d'Allende qui
figure sur le site de ses partisans: www.elclarin.cl/fpa/hemeroteca. Et
ne vous laissez pas abuser par les prologues des trois maîtres-censeurs
que vous y trouverez. Ils n'ont d'autre but que de désinformer. Ainsi,
ces sectaires apparatchiks allendistes nous somment de croire, sans le
moindre début de preuve, qu'en fait il n'y eut pas de projet de loi de
stérilisation parce qu'Allende le "rejeta sans appel". Experts en langue
de bois, ils nous invitent à lire la thèse du candidat docteur comme
"une étape permettant de mieux comprendre la cohérence qui caractérise
la pensée et les oeuvres de l'auteur" marqués par "l'humanisme, le
progrés social et culturel, le développement de la démocratie politique
et économique". Mais, ne vous laissez pas impressionner et allez donc
juger directement sur pièce. Comme moi vous ne manquerez pas de vous
poser de suite quelques questions: pourquoi, dès l'introduction, le
jeune Allende affirme-t'il: "Aujourd'hui on prévient, on soigne et on
sanctionne... Le malade infectueux, on l'isole. Le malade rebelle au
traitement on doit le reclure. Le malade taré, au nom et au bénéfice de
la société, on lui interdit une grande partie de ses activités"!
Pourquoi les soi-disant citations d'Allende figurent-elles sans
guillements, ni notes alors qu'il en fait largement usage dans d'autres
phrases qui elles ne lui sont pas incriminées? Pourquoi prétendre, au
mépris de toute évidence, que "l'humanisme, la mesure et la prudence
structurent la thèse de 1933".

Soucieuse d'étouffer le scandale, la Fondation affirme qu'il ne
s'agirait que de simples travaux à caractère académique, notamment de
références aux théories du criminologue italien Lombroso, que le très
"malveillant" et "méprisable" Farias, dépourvu de toute réelle culture
historique (il feindrait, dit-on, d'ignorer (?) que les thèses
eugénistes étaient très communes à l'époque), se serait empressé
d'exploiter, de détourner ou de citer hors contexte... Mieux, en ce qui
concerne le refus d'expulsion ou d'extradition du nazi Walter Rauff,
refus opposé quelques années plus tôt par la Cour Suprême, à en croire
la Fondation, Simon Wiesenthal avait remercié Salvador Allende pour son
intervention dans une lettre personnelle datée de novembre 1972. Le
célèbre "chasseur de nazis" l'avait même fait en des termes "chaleureux"
et non pas "froids" et "distants" comme l'affirme Farías. Une
explication somme toute assez peu crédible. Ayant été dans ma jeunesse
adjoint du chef de cabinet du secrétaire général d'une organisation
internationale, je sais depuis qu'on ne saurait être trop prudent à
l'heure d'interpréter les hyperboles du langage diplomatique. Par
ailleurs, cette explication complaisante suscite bien des interrogations
lorsqu'on sait que les raisons invoquées par Allende pour refuser
l'expulsion du responsable nazi furent exactement les mêmes que celles
qui servirent à la Fondation Pinochet pour nier la légitimité de
l'extradition du Général Pinochet afin que celui-ci n'ait pas à
comparaître devant la justice internationale...

Pour les socialistes-marxistes, honteux ou avérés, les plus sectaires,
il n'y a pas de doute: le juif-libéral Farías est un "imposteur" un
"obsédé" animé par l'infâme désir de confondre dans un même opprobre le
totalitarisme, le nazisme et le socialisme. Peu importe donc la vérité
historique! L'efficacité de la sempiternelle propagande "antifasciste"
exige de ne pas lézarder (davantage) le "bloc progressiste". La réponse
doit être le mutisme, la négation ou l'insulte. L'attitude des médias en
Espagne est d'ailleurs fort révélatrice. Six mois après la sortie du
livre de Farías, parmi les grands moyens de communication (et donc en
excluant les revues non-conformistes de droite et de gauche à faibles
tirages), seuls les organes ouvertement démocrates-libéraux, emmenés
résolument par l'historien réputé de la Shoah, de la Guerre d'Espagne et
du Génocide communiste, César Vidal, avaient osé en parler sans détours.
En France, après un premier article trop court paru dans La Nouvelle
Revue d'Histoire du 30 juin 2005, à ma connaissance seuls quelques rares
médias importants comme Libération ou Minute, ont réagi (3). Ailleurs, à
gauche comme à droite (peut-être en attendant la publication de la
traduction?), c'est le boycott, la conspiration du silence. On ne touche
pas à l'icône Allende!

Cela étant, une question ne manquera pas de se poser tôt ou tard aux
esprits les plus honnêtes et les plus indépendants: la personnalité de
Salvador Allende vaut-elle encore la peine qu'on lui fasse tant
d'hommages sans la moindre réserve? Son nom mérite-t-il de continuer de
figurer sur tant de lycées, de bibliothèques, de stades et de rues? On
se souvient qu'hier à l'heure de juger l'oeuvre du médecin hygiéniste,
prix Nobel, Alexis Carrel, la réponse fut sévère et majoritairement
négative. Ne serait-il pas aujourd'hui contradictoire et malhonnête que
certaines "bonnes consciences médiatiques" manifestent soudainement,
dans le cas d'Allende, un point de vue radicalement différent (4)?

Arnaud Imatz, Historien, docteur d'Etat ès sciences politiques

notes
(1) Selon Le Petit Robert (2001) l'eugénisme ou eugénique est la science
qui étudie et met en oeuvre les moyens d'améliorer l'espèce humaine, en
cherchant soit à favoriser l'apparition de certains caractères
(eugénique positive), soit à éliminer les maladies héréditaires
(eugénique négative).

(2) Après moult difficultés, la traduction française du livre de Victor
Farías sera publiée chez l'éditeur Jacques Grancher, au cours du premier
trimestre 2006, sous le titre: La face cachée d'Allende: antisémitisme
et eugénisme. Les deux éditions originales sont parues en Espagne et au
Chili sous deux titres sensiblement différents: Salvador Allende: contra
los judíos, los homosexuales y otros "degenerados", Barcelona, Ediciones
Áltera, 2005, 175 p. (www.altera.net) et Salvador Allende: antisemitismo
y eutanasia, Santiago, Editorial Maye, 2005. Les textes cités dans cet
article sont traduits directement de l’édition Áltera (Barcelone, 2005).

(3) Après la brève note que j'ai publiée le 30 juin 2005 dans La
Nouvelle Revue d'Histoire (nº 19), quelques articles sont parus
notamment dans Libération (12 juillet 2005), La République des livres
(blog de Pierre Assouline hébergé sur le site internet du journal Le
Monde, 12 juillet 2005), Minute (7 septembre 2005) et dans diverses
revues plus confidentielles comme Aventures et Dossiers secrets de
l'Histoire (août 2005).

(4) Citons deux exemples pour illustrer notre propos. Le philosophe
Patrick Tort, s'érige en procureur et écrit dans "L'affaire Carrel.sur
la question de l'eugénisme" (Le Monde diplomatique, Juin 1998, p.32):
"Tout cela fait que les défenseurs d'Alexis Carrel... se portent mal et
que s'il importe de "décarréliser" la France, il importe en même temps
et surtout d'expliquer pourquoi". À l'inverse, l'historienne Elizabeth
Roudinesco se fait l'avocate d'Allende et s'offusque dans Libération
("La mémoire salie d'Allende", 12 juillet 2005): "Non content de salir
la mémoire d'un homme auquel il voue tant de haine, Farías a fait
savoir, dans un entretien du 7 juin dernier, qu'il avait demandé aux
autorités allemandes de débaptiser tous les lieux qui portent encore le
nom d'Allende et d'y apposer celui de la poétesse chilienne Gabriela
Mistral (1889-1957), connue pour son engagement chrétien auprés des
démunis". Conclusion: deux poids, deux mesures!



http://www.libres.org/francais/livres/livres_2006/farias_allende_2006.htm

Le portrait que dresse Victor Farias dans son livre Allende, la face
cachée, Editions Grancher, 2006 n’a strictement rien à voir avec l’image
idyllique véhiculée par la gauche depuis des années.

« Les Hébreux se caractérisent par des formes déterminées de délit :
escroquerie, fausseté, calomnie et, surtout, usure. (…) Ces données font
soupçonner une influence de la race sur la délinquance ». Ces phrases ne
sont pas extraites de « Mein Kampf » ou d’un quelconque discours
politique de Hitler mais de la thèse de doctorat de Salvador Allende
intitulée « Hygiène mentale et délinquance » soutenue en 1933. C’est un
Allende plutôt différent de l’historiographie officielle que nous rend
Victor Farias, docteur en philosophie, connu surtout pour son livre sur
l’engagement nazi de Heidegger.

Président du Chili entre 1970 et 1973, Allende est resté le mythe du
socialisme tué par une conspiration de la droite avec le concours de la
CIA qui aurait emmené Pinochet au pouvoir. En réalité, Allende, élu avec
un programme social-démocrate, conseillé par des « experts cubains et
soviétiques » a eu la mauvaise idée de faire une politique économique
marxiste avec des nationalisations et des expropriations qui ont fait
fuir les propriétaires et les investisseurs étrangers. Les résultats ne
se sont pas fait attendre : crise économique, pénuries, crise politique,
démonstrations de masse (les fameuses mères de famille frappant dans les
casseroles vides). Le coup d’Etat était donc inévitable (surtout dans
cette région du monde) et pour ce qui est du rôle des Américains,
l’ouverture des archives soviétiques a bien montré qu’ils n’ont été pour
rien ni dans le renversement, ni dans l’assassinat (maquillé en suicide)
d’Allende. Voici ce que dit Carlos Rangel dans son célèbre « Du bon
sauvage au bon révolutionnaire » (Robert Laffont, 1976) : « Le
bouleversement émotif (et idéologique) causé en Amérique latine par la
Révolution cubaine fut sans aucun doute l’une des causes fondamentales
de l’échec (ou, en tout cas, du dénouement brutal) de l’expérience
chilienne de Front populaire. S’il ne s’était pas senti obligé de « se
montrer à la hauteur » de Fidel Castro et du Che, et surtout s’il
n’avait pas eu sur sa gauche la pression des castristes et des
guévaristes, il est probable que Salvador Allende serait encore vivant,
qu’il serait président du Chili et qu’il transmettrait la présidence à
un successeur régulièrement élu en 1976 ».

Mais revenons au livre de Farias bourré de citations tirées de sa thèse
ou de ses discours. Voici ce qu’il préconise en 1939 lorsqu’il était
ministre de la Santé : « Le ministre Salvador Allende déclara qu’il
étudiait la rédaction d’un projet de loi sur la stérilisation des
aliénés, en complément de la lutte contre les maladies vénériennes et le
traitement des narcomanes ». A l’époque, seule l’Allemagne nazie avait
commencé un programmes similaire… Il confia l’élaboration et
l’application du projet à des scientifiques ouvertement racistes comme
le Dr Eduard Brücher et le Dr Hans Betzhold, la plus grande autorité sur
l’eugénisme au Chili et fervent partisan de l’euthanasie nazie. Une
commission ad-hoc est chargée de la formulation du texte définitif d’une
loi « eugéniste négative » et des « tribunaux de stérilisation » sont
mis en place. Ce projet lancé entre 1939 et 1941 (lorsque Allende fut
ministre) est comparable à celui de l’Allemagne nazie commencé en 1933.

Comme un marxiste-léniniste pur sang et comme « progressiste », Allende
établit des relations entre le délit, la maladie mentale et les races.
Ses exemples se référent aux peuples « de couleur » (Hindous, Arabes,
Gitans), nomades-vagabonds (Juifs, Bohémiens) ou d’Europe du Sud
(Espagnols, Italiens du Sud) mais jamais aux « Nordiques », aux «
Germains » ou aux Anglo-saxons. « Les Gitans constituent habituellement
des groupements délictueux où règnent la paresse, la colère et la
vanité. Les homicides sont très fréquents entre eux ». « La plupart (des
tribus arabes) sont aventureuses, imprévoyantes, oisives et portées au
vol ». Pour Allende, la mendicité est liée aux troubles mentaux et à
l’origine ethnique, la société mériterait d’être « nettoyée » de toutes
ces misères. Seule, « une dictature de travailleurs organisés est
nécessaire » et capable de le faire.

Bizarrement, toutes ces finesses idéologiques ont été gommées par les
admirateurs socialistes de l’ancien président chilien. Et la parution de
son livre en France a été ou bien complètement occultée (suite à des
luttes intestines, la rédaction de « l’Express » a finalement décidé de
ne pas ouvrir le débat) ou bien elle a subi les attaques des gardiens de
service (le journal « Libération »). La tentation totalitaire de la
gauche est toujours d’actualité.



http://fr.altermedia.info/general/salvador-allende-agent-du-kgb_7845.html

Salvador Allende est à nouveau sur la sellette! Après le récent ouvrage
de Victor Farías, qui dénonce la jeunesse eugéniste de l’icône de la
gauche marxiste (“Salvador Allende: contra los judíos, los homosexuales
y otros “degenerados”", Madrid, Áltera, mai 2005, un livre dont les
informations, boycottées par les grands médias français, ont été
largement commentées sur ce site le 30 septembre dernier), voici qu’un
nouveau livre révèle les liens du Dr. Allende avec le KGB.

L’historien Christopher Andrew et l’ex-agent du KGB, Vassili Mitrokhin
viennent en effet de publier des archivres secrétes qui ne laissent
guère de doute sur l’active collaboration de l’ex-président du Chili et
de sa maîtresse favorite, Miria Contreras Bell dite “La Payita”, avec
les services de renseignements soviétiques (“The Mitrokhin Archive, vol.
II: The KGB and the World”, London, Penguin, sept. 2005).

Un nouveau pavé dans la marre dont les admirateurs et apologistes du Dr.
Allende se seraient bien passés. Dans sa version online du 19 septembre
dernier le Times (www.timesonline.co.uk) publie en exclusivité quelques
extraits. On peut y lire notamment: “Salvador Allende Gossens (dont le
nom de code était “Leader” pour le KGB) fut de loin le contact le plus
important du KGB en Amérique du Sud”. Gageons que le silence des grands
médias français autour des embarrassantes révélations d’Andrew et
Mitrokhin sera à nouveau de plomb.



<http://chroniquespatagones.blogspirit.com/archive/2006/03/30/allende-antisemite-paye-par-le-kgb-et-assassine-par-castro.html>

30 mars 2006
Allende, apprenti dictateur, antisémite payé par le KGB et assassiné par
Castro ?

Le 4 septembre 1970, Salvador Allende, candidat de l'Unité Populaire
(coalition de six partis de gauche), obtint 36,30% des voix aux
élections présidentielles chiliennes face aux candidats Jorge
Alessandri, du Parti National (34,98%) et Radomiro Tomic, de la
Démocratie Chrétienne (27,84%). En l'absence de second tour, Allende fut
désigné à la présidence par la chambre des députés, comme le prévoyait
la constitution dans un tel cas, avec l'appui des démocrates chrétiens
qui avait fait signer à Allende un pacte - qui ne sera, hélas, jamais
honoré - de respect de la constitution chilienne.

Trois ans plus tard, après la Cour Suprême - qui, le 26 mai 1973, avait
adressé une énième protestation contre les violations sans cesse
répétées par le gouvernement d'Allende des décisions de justice des
tribunaux (Allende y répondra en déclarant qu'en période de révolution,
c'était au pouvoir politique de décider de l'opportunité de
l'application des décisions judiciaires) -, le parlement chilien, le 23
août 1973, dans une résolution, approuvée à 81 voix contre 47, après le
rappel des innombrables violations constitutionnelles et légales du
gouvernement Allende, demande aux autorités et aux forces armées de
mettre fin immédiatement aux situations de fait dont ils étaient fait
mention.

Le bilan d'Allende fut, sans doute, le plus désastreux de toute
l'histoire politique chilienne. Cependant celui-ci conserve toujours
auprès de nombreuses personnes l'aura d'un homme profondément humaniste.
Si l'homme politique avait lamentablement failli, l'homme tout court
restait néanmoins exemplaire. Quelques publications récentes, dont deux
en français, devraient écorner cette image d'Épinal.

Le premier est la traduction d'un ouvrage espagnol paru en 2005, de
Víctor Farías, philosophe, historien, professeur à la Freie Universitat
de Berlin, professeur invité d'universités des États-Unis et
d'Argentine, intitulé Allende, la face caché : Antisémitisme et
eugénisme. Farías, qui s'est rendu célèbre par ses livres Heidegger et
le nazisme et Les nazis au Chili, explique dans ce livre comment :

*

Dans sa thèse de doctorat de 1933, intitulée « Hygiène mentale et
délinquance », Allende proposait la stérilisation des malades mentaux,
fustigeait les homosexuels et on peut y lire : « Les Hébreux se
caractérisent par certaines formes précises de délits : escroquerie,
contrefaçon, calomnie et, surtout, l'usure ». Plus tard comme Ministre
de la Santé du gouvernement du président Aguirre-Cerda (1939-1941),
Allende déposa un projet de loi de stérilisation forcée des malades
mentaux, et proposant la création d'un « Tribunal de stérilisation »,
disposant de la force publique, inaccessible à la famille du malade et
dont les décisions auraient été sans appel (art.23). Par ailleurs, dans
certains domaines, le projet de loi d'Allende allait plus loin que la
législation nazie en prévoyant également la stérilisation forcée des
alcooliques. Ce projet fut heureusement rejeté.
* Que jamais, Allende ne rétracta ses idées. Pire : lorsqu'il fut
président, Allende protégea et refusa d'extrader le nazi réfugié au
Chili Walter Rauff - responsable direct de la mort près de 100.000 Juifs
et inventeur de l'empoisonnement des Juifs par gaz dans des camions -
alors que le célèbre chasseur de nazi Simon Wiesenthal lui en fit la
demande.

Dans un autre livre, on apprend qu'Allende était un appointé du KGB.
Telles sont les révélations faites par l'historien britannique
Christopher Andrew et le Russe Vasili Mitrokhin. Ce dernier a été un
archiviste du KGB qui eût l'heureuse idée de faire une copie de son
travail. Au début des années nonante, en plein effondrement de l'URSS,
Mitrokhin passa à l'Ouest avec toutes ses précieuses informations et
commença à les publier.

Le second et dernier volume publié est celui qui apporte un nouvel
éclairage sur Allende : le président chilien était un collaborateur - de
loin, le plus important en Amérique latine - du KGB. Un collaborateur
qui recevait de l'argent, qui transmettait des informations et
participait aux plans soviétiques de conquête de l'Amérique latine.

Enfin, un dernier ouvrage pose une nouvelle hypothèse sur la mort
d'Allende. On sait que longtemps la gauche répandit la légende à travers
le monde qu'Allende avait été abattu par les militaires lors de l'assaut
du palais présidentiel de La Moneda. Il est désormais clairement établi
- sur base des témoignages des anciens compagnons d'Allende, dont son
médecin personnel - que le président chilien se suicida.

Néanmoins, pour Alain Ammar, loin d'avoir été abattu par l'armée, loin
de s'être suicidé, Allende aurait été assassiné par un de ses gardes du
corps cubains. Dans Cuba nostra : Les secrets d'Etat de Fidel Castro,
l'auteur analyse les déclarations de deux agents des services secrets
cubains : Daniel Alarcón (alias Benigno, survivant de la guerilla du Che
en Bolivie) et Juan Vives.

Selon Vives, l'ancien agent des services secrets de la dictature et
filleul d'Osvaldo Dorticós Torrado, l'ancien président marionnette
cubain des débuts du castrisme, Allende courrait dans les couloirs du
premier étage du palais, mort de peur et criant : « Il faut se rendre !
» Mais avant qu'il puisse faire autre chose, Patricio de la Guardia,
l'agent de Castro chargé de la sécurité du président chilien, attendit
que ce dernier retourne à son bureau et lui tira une rafale de
mitraillette dans la tête. Ensuite, il posa sur le corps d'Allende
l'arme pour faire croire que ce dernier avait été éliminé par les
militaires soulevés. Patricio de la Guardia descendit ensuite au
rez-de-chaussée où l'attendaient les autres Cubains. Ensemble, ils
abandonnèrent sans grandes difficultés le palais de la Moneda pour aller
se réfugier à l'ambassade de Cuba proche.
Zorglub
2010-01-10 19:37:29 UTC
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Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
Heureusement qu'il est le seul à avoir dit ces âneries ! :-)
abourick
2010-01-10 20:32:29 UTC
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Post by Zorglub
Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
Heureusement qu'il est le seul à avoir dit ces âneries ! :-)
Allende était partisan de stériliser les fous comme le zorglubpithèque.
Zorglub
2010-01-10 21:59:24 UTC
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Post by abourick
Post by Zorglub
Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
Heureusement qu'il est le seul à avoir dit ces âneries ! :-)
Allende était partisan de stériliser les fous comme le zorglubpithèque.
C'est vrai que pour toi, la stérilisation est inutile puisque ta
stérilité est naturelle... à moins que ce soit une tentative de
circoncision qui ait mal tournée :-)
abourick
2010-01-10 23:41:41 UTC
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Post by Zorglub
Post by abourick
Post by Zorglub
Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
Heureusement qu'il est le seul à avoir dit ces âneries ! :-)
Allende était partisan de stériliser les fous comme le zorglubpithèque.
C'est vrai que pour toi, la stérilisation est inutile puisque ta
stérilité est naturelle... à moins que ce soit une tentative de
circoncision qui ait mal tournée :-)
Parce que tu t'imagines que ta haine est féconde ? :-D
Solanar
2010-01-10 22:41:06 UTC
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Post by Zorglub
Post by abourick
Post by Zorglub
Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
Heureusement qu'il est le seul à avoir dit ces âneries ! :-)
Allende était partisan de stériliser les fous comme le zorglubpithèque.
C'est vrai que pour toi, la stérilisation est inutile puisque ta
stérilité est naturelle... à moins que ce soit une tentative de
circoncision qui ait mal tournée :-)
chez les abouricks, ils sont stériles de pere en fils
c'est toujours un voisin qui s'y colle
--
Solanar
"Etre libre, c'est n'avoir rien à perdre"
krokodyle
2010-01-11 16:39:46 UTC
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Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
(*) il aurait Hebreux plutot, non?

si c'est Allende qui a vraiment dit ca, il est imperatif de debabtiser
toutes les places, rues, avenues, boulevards etc. Salvador Allende
de France et de Navarre immediatement.

Les services municipaux partout vont etre debordes, ils vont vouloir
des heures sup, des augmentations, leur stress va augmenter, les
syndicats vont s'en meler, interpellations a la chambre, les senateurs
vont etre obliges d'ecourter leurs siestes qotidiennes, que sais je...

La cata integrale, greve generale indefinie, chute libre du CAC 40, etc.
abourick
2010-01-13 16:03:17 UTC
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Post by krokodyle
Post by abourick
l'escroquerie, la duperie, la calomnie et, surtout, l'usure [...].
(*) il aurait Hebreux plutot, non?
si c'est Allende qui a vraiment dit ca, il est imperatif de debabtiser
toutes les places, rues, avenues, boulevards etc. Salvador Allende
de France et de Navarre immediatement.
Excellente idée. On en profitera pour débaptiser aussi tous les lieux
publics qui portent le nom du boucher du Rwanda, François Mitterrand.
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